Tu cherches une passion : touche du bois!

Zone collaborateurs
12 février 2024
SRACQ

Guylaine Charest est conseillère en communication et analyste en éducation internationale au Service régional d’admission au collégial de Québec (SRACQ). Elle nous propose le texte suivant afin de découvrir le parcours de Mélissa Beaulieu, enseignante en ébénisterie au cégep de Victoriaville. De plus, ce texte vous permettra d’en apprendre davantage sur le programme de Techniques du meuble et de l’ébénisterie, profil menuiserie architecturale.

Mélissa Beaulieu est enseignante en ébénisterie au cégep de Victoriaville depuis quatre ans. À l’image de bien des jeunes du secondaire, Mélissa était grandement indécise au moment d’effectuer son choix de carrière. Comme elle aimait beaucoup les sciences pour son côté laboratoire et les occasions qu’elles offrent de se casser la tête à résoudre des formules, elle opta pour le diplôme d’études collégiales en sciences de la nature. À sa diplomation, comme elle n’avait toujours pas de métier en tête et que les études longues ne l’attiraient plus, après avoir exploré l’orthopédie, l’architecture et la technique équine, elle décida de se tourner vers un programme technique dans le domaine du meuble. Entre la passion et l’argent, Mélissa préféra faire un métier qu’elle aimerait et qui lui serait utile personnellement. Ses trois ans en Techniques du meuble et de l’ébénisterie, profil menuiserie architecturale lui ont permis de réunir ses deux passions, le travail en atelier et le cassage de tête. Depuis, elle a occupé divers emplois dans plusieurs entreprises spécialisées dans le meuble et les armoires de cuisine, tantôt comme ébéniste, tantôt comme technicienne. En septembre 2018, on lui propose d’essayer l’enseignement de ce métier qui l’enthousiasme, et c’est depuis ce temps qu’elle partage ses connaissances avec des étudiants tout aussi passionnés et amoureux du métier.

Description
Mélissa Beaulieu

Ce sont les bases qui lui ont été enseignées et l’expérience sur le terrain qui lui ont permis de développer cet esprit d’analyse et de résolution de problèmes qui la caractérise. Un bon système D, une capacité à trouver des solutions et le fait de livrer la marchandise avec un très haut niveau de qualité, voilà ce qu’elle souhaite léguer à ses étudiants. Ses expériences en atelier, en développement et en coordination de projets lui ont permis de développer une bonne vision du métier de technicien et d’ébéniste, ce qui la rend outillée pour répondre aux interrogations des plus curieux et de mieux les guider dans leur formation.

Durant leurs trois années d’études, les collégiens apprennent à travailler avec les technologies pour concevoir des meubles et des projets de menuiserie architecturale (commande numérique, logiciels de dessin 2D et 3D), à interpréter des plans et à les utiliser pour fabriquer leurs premiers meubles et projets de menuiserie architecturale dans un contexte d’ateliers industriels, à se familiariser avec différents styles de mobilier et d’architecture et avec diverses méthodes de travail traditionnelles et modernes, et à planifier et à fabriquer une production efficace et de qualité. En fin de parcours, les étudiants ont à concevoir un projet de A à Z, leur faisant mettre en application l’ensemble de leurs apprentissages.

Le secteur du meuble et de l’ébénisterie offre actuellement d’excellentes possibilités d’emplois et un taux de placement plus qu’enviable. Comme le cégep de Victoriaville est le seul cégep à offrir ce programme technique, les étudiants viennent de plusieurs milieux du Québec. Parmi les options qui s’offrent à eux, notons entre autres le travail en atelier, le dessin assisté par ordinateur, la programmation de machines à commandes numériques, la finition de meubles, l’estimation de projets, la mise en production et la gestion de projets. Bien entendu, les étudiants peuvent aussi poursuivre leurs études à l’université dans divers domaines, dont le génie de la production automatisée, les génies des opérations et de la logistique, le génie mécanique ou industriel, le design de produits et le design de l’environnement ainsi que l’enseignement professionnel et technique.

Le programme intéresse une clientèle plutôt variée. Plusieurs jeunes se présentent avec le seul but de travailler le bois tandis que d’autres viennent parfaire une formation faite outre-mer. Quoi qu’il en soit, selon Mélissa, les étudiants doivent être curieux, créatifs, débrouillards, aimer essayer des choses, trouver des solutions et relever des défis. Bien entendu, il faut aimer concevoir, créer, fabriquer, avoir de l’intérêt pour la technologie, être minutieux et responsable et doté d’une grande capacité de visualisation.

Le cégep de Victoriaville

L’École du meuble et de l’ébénisterie est une école entièrement dédiée à la formation en ébénisterie et en menuiserie architecturale. Il est possible de suivre sa formation à Montréal ou Victoriaville. Le parc d’outils et de machines à la disposition des élèves, les grands ateliers, le nombre limité d’élèves par groupe, les classes informatiques, la bibliothèque spécialisée, le matériauthèque, le magasin bien garni pour le prêt d’outils aux étudiants, la possibilité de réaliser deux stages rémunérés en alternance travail-études (ATE), la proximité des entreprises pour rester à jour dans la formation offerte, les enseignantes et les enseignants provenant de différents secteurs contribuent à enrichir la formation et à favoriser la réussite des étudiants.

Si ce secteur d’emploi t’intéresse, il est possible de procéder à ton admission dès maintenant sur le site du www.sracq.qc.ca ou si tu souhaites t’assurer de faire le bon choix, il y a toujours la formule étudiant d’un jour qui te permettra de répondre à toutes tes interrogations afin de faire un choix éclairé.

Ce texte a piqué ta curiosité? Tu désires en apprendre plus sur le programme Techniques du meuble et de l’ébénisterie? N’hésite pas à poursuivre tes recherches dans Repères!

Par Guylaine Charest, conseillère en communication et analyste en éducation internationale, SRACQ